P'tain.
Deux, trois, quatres semaines que j'essaye de finir de fabriquer mon
support de psion-S5 pour guidon de bandit. Ecran a cristaux liquides,
resolution de 640*240 en 16 niveaux de gris, un logiciel de
cartographie vraiment à jour, rotation de carte, calcul
d'itinéraire
et
support du gps... Imaginez un peu comment j'aurais collé la
honte a
tous les richissimes propriétaires de GPS garmin
cartographique...
Et
puis non, pas pret, le systeme, et je m'en fiche de plus en plus. La
priorité des priorité devient *LA* Tromph party, dans
ma tete. Peu
importe en fait si je dois y'aller en slip sur un 49.9cc rincé,
ou même
en BX, j'ai envie de revoir l'ardeche, et ses abominables Trompheurs
des neiges.
Jeudi soir dernier, donc, je sors du salon de l'agriculture,
où
ma
p'tite soeur, exposante au stand de la patate (pardon: la pomme de
terre), avait pu me faire faire le salon de nuit. Là où
les stands de
régions mangent et boivent au milieu des allées,
là
où les cochons sont
enfin réveillés, débarrassés du stress
de la foule, là où les lapins et
cochon d'inde viennent volontier sentir et croquer les doigts que tu
leur tends.
Ceci mis à part: coup de fil à Momo, par
l'intermédiaire
de ma soeur:
- tu te pointes à 8h demain matin, hein?"
-"quoi ? mais, je ? un peu tot ? je ..."
-"alors c'est d'accord, à demain."
...
Curieux, je n'ai pas l'estomac en vrac de stress, ce soir, alors que
l'année derniere, j'appréhendais plutot salement: peur
de la route, de
la fatigue, des impondérables, de se perdre, etc.
...
7h22 - Yarglah p'tain j'ai oublié le réveil. Et mes
affaires
ne sont
pas prêtes du tout. Bon, t'façon, je peux compter sur
Momo pour etre en
retard, vu les prostestations que j'ai cru entendre hier soir, donc
ca
devrait aller.
Rapide petit dej, je me force un peu... la route sera longue, mais
je
n'ai pas l'habitude de beaucoup manger, le matin. Retrouver le sac
de
couchage, essayer de penser a tout: téléphone, chargeur,
papiers,
assurances, permis ... hum, ils ne quittent jamais ma poche de blouson
de cuir, no problemo. Chargeur téléphone, carte de
france,
eau,
biscuits divers et (a)variés.
Avant hier, j'ai acheté une solution wynn's au
crétinium
suractivé,
spécial détartrage de carburateur, a mellanger dans trois
pleins
partiels. Honnetement, j'ai cru lire du bien de ce "truc" dans
fr.misc.automoto.mecanique, et vu que je cherche ce qui a bien pu faire
augmenter ma conso, autant essayer ça, après pas mal
d'autres choses.
Allez Hu la brele, reveille tes bieles, on sort du garage, on va
devant
l'immeuble, on fait quelques aller et retour histoire de descendre
le
packtage, et on attend sagement momo.
P'tain, 8h30, mékiskifou ? .... tutututut, bigophone,
sonnerie,
répondeur. -"Ouais Momo, c'est Tom, je ... [wabrooooo wabroooo]
...
heu, je t'entend arriver, là, donc plus la peine que je te
demande
où
tu es."
Et momo se gare au moment ou je raccroche.
Station service, plein, 20cl de wynn's dans les 16 litres de SP95,
et
c'est parti. Au programme, des paquets de kilometres d'autoroute jusque
Nevers/Moulins, afin de se rapprocher très vite de la
haute-loire
et de
la partie Vichy-Tiers et la D906, car c'est là seulement que
la route
devient interressante. Ouais, bon, on aurait pu jardiner avant, aussi,
mais j'ai pas mon Gps, et ca ne m'encourage pas a tenter n'importe
quelle route commençant par un "D", voir un "C" et a me faire
un peu de
navigation au cap.
Rien d'autres a faire pendant ces p'tains de trop long kilometres de
route nauséabonde et ininterressante, que de regarder ma jauge
electronique en calculant le pourcentage de cretinium que contient
l'additif byzarre que ma brele fait rien qu'à glouglouter depuis
qu'on
est parti. Et si j'en avais mis trop ? etc. Les petites briques
s'éteignent les unes après les autres, et celle qui
devait
durer 55km,
durent 65, puis celle qui aurait du en faire 70, en fait 90, etc.
Mouais, on ne crie pas victoire. suffit que j'ai simplement mieux
rempli le reservoir que d'habitude... et puis vu la précision
théorique
de chaque briquette (qui m'apparait quand même assez constante
d'un
plein a un autre)... M'enfin bon, je regarde la jauge, et je me dis
pourvu que ca ne s'éteigne pas encore... pas encore...
allez encore 5
kilometre et je considere mon probleme de conso comme
réglé...
aller
encore ... et merde. eteint.
Je rythme la route de calcul mental... je constate que ma
$*!#&@!!!
de
pare-vent retractible de mentoniere de l'Arai est pétée.
Enfin, ca
tient par un bout.
brooooooooOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO Momo monte a ma hauteur, et me
signifie la mise a mort du gladiateur vaincu, du pouce gauche. Ouais,
ca veut dire CHUI EN RESEEEEEEERVE!!! (faut couvrir le pot), la
momomobile a soif.
Prochaine station, 40 bornes. Boh aller, ca a une grosse reserve,
les
bandits. Ma reserve "virtuelle" fait deux litres et demi, mais les
reserves avé le grobinet font bien dans les 4 litres...
Station, il ne reste plus RIEN dans le bidon de la 600. Et moi, le
plein fait, je me dois bien de constater que peut etre effectivement
la
conso a assez nettement baissé... Mais bon. reste deux tiers
de poudre
de perlinpinpin a mettre dans mon reservoir, on verra a la fin du
weekend.
...
Nevers, Moulins, je regarde passez la station service à
laquelle
on
s'est arreté deux ou trois fois durant nos divers descente dans
le sud,
avec Momo. héhé, les bons souvenirs m'innondent (d'autant
que j'avais
très envie de piss.r ...) je me vois completement crevé,
rentrant du
Virolothon, vautré dans la pelouse juste a coté des
tuyaux
de
dégazages... le pied :°)
Moulins est survolé par son "péripherique" est, je me
plante en croyant
suivre Vichy à droite. C'etait tout droit, tant pis, je ne
m'arrete
pas. N9, langoureusement viroleuse, ca me berce et je me réjouis
que ca
ne fasse que commencer. On entre dans le bon: Ca y est: "CA COMMENCE".
Petite départementale pour rattraper mon erreur et recoller
Vichy par
son Ouest. nous voila replanté en direction de Cusset...
Déjà
l'année
derniere, j'avais profité du bourbonnais en tournant pendant
plus d'une
heure largement à l'est à cause d'une erreur de nav'.
(sur des routes
franchement sympa, certe) Tout ça parce que je ne voulais pas
prendre la
route qu'on est en train de prendre dans le mauvais sens, et qui etait
la
bonne, mais dans l'autre sens :°). Demi tour donc. On franchit
Tiers,
Saint-yorre, et ma très chere D906, plutot TRES rapide rapport
au standard
Ardechois ou sudiste, commence a mordiller dans mes bandes de peur
agrandies par l'hiver.
C'est beau, ca tourne toujours juste ce qu'il faut pour prendre un
peu
d'angle, et parfois une jolie riviere coule le long de cette
départementale... Et hop, au bout d'un moment on décolle
véritablement
vers les hauteurs de la haute loire (dans les 1000m, en quasi
permanence
?). Ca fait un petit paquet de minute qu'on grimpe, et passé
le panneau
d'entré dans le département, des bandes de neiges
jonchent
le bord de la
route. effectivement, ca commence a cailler. Peu après,
c'est un joli
mais glacial paysage hivernal que nous traversons. De la neige partout,
c'est tout blanc, limite aveuglant quand le soleil s'y met. Les traces
d'eau de fonte de neige me térifient, sur la route: pour moi
neige et eau
= glace a proximité. Donc prudence, et tout doux. Finalement,
les
thermometres rencontrés dans les quelques traversées
de petits village
nous indique quelques 6 degrés, beaucoup trop pour que de la
glace se
cache sur cette route ensoleillée. Mais bon, je ne m'y fait
pas, je
calcule qu'un bout de route a l'ombre, trempée, avec le petit
vent rasant
qui va bien, ca peut produire de la glace, non ?
On dirait que non, en tout cas... puisqu'on arrive a la descente a
flanc
de montagne, avec vue sur une petite valée, puis quelques
kilometres
plus
loins, les droles de monasteres et autres batiments posés sur
d'énormes
tas de caillou: genre
http://www.tranchant.freeserve.co.uk/cycling/images/le-puy.jpg
Impressionnant, surtout que je ne connaissais le Puy en velay que
par
nuit
noire et averse dentesque, rapport au passage plus tardif et humide
de
l'année derniere, au même endroit... Donc, "roh, c'est
beauuu".
N102(?) jusque à Aubenas, où là,
présentement,
je n'ai pas de souvenir
précis qui me revient. (d'autant que l'alimentation de mon pc
vient
subitement de se mettre a fumer, et que je viens juste de rebrancher
le
ventilateur en catastrophe)
Aubenas, et un rond point et quelques enchainements que je crois
reconnaitre, pour les avoir emprunté en file indienne avec les
autres,
l'année derniere... la gare, et un super marché / station
service qui ne
veut pas montrer le bout de son nez. Momo nous le retrouve, et je fais
mon
plein, ravis de constater que ma conso est redevenue ce que j'attendais
d'elle, sois moins de 6 litres au cent. 5.7, a vue de nez. Mais bon,
pas
grave, je ferais un 5.3 sur une autre balade, ravis je suis. Note pour
plus tard: ne plus JAMAIS nettoyer mon filtre a air moi même.
J'avais
logiquement, a cette occasion, balancé plein de poussieres dans
mes
carbus, et ceci expliquerai cela.
Arrivé au foyer saint louis, quelques bonjours timides, on en
reconnait
quelques uns, on se serre la paluche, "bon voyage ?", on reprend nos
souffles. Tromph arrive, il nous traite de parisien pour la forme,
depuis
l'année que traine ce clin d'oeil... Et inverse nos pseudos.
C'est vrai
qu'on a le même blouson avec Momo.
Guislain et son bombardier furtif sont là, je commence a
plaisanter
avec
Aroun el poussah, que je n'avais jamais vu, et qui ressemble a s'y
méprendre a un énooooooorme ... sourire! :°)
On range les affaires, On passe des vetements moins "cuirs", et on
se
retrouve tous dans la grande salle. MyDreamy nous raconte le fin mot
de
quelques histoires persos, on parle de juridique, d'assurance, on goute
le
vin de noix, les byzarres se découvrent (y'en avait un paquet)
et se
dégustent... De charmante discussion en bonne compagnie,
d'autant
que
Tromph qui insistait beaucoup pour qu'on s'occupe des plats de
charcutailles a enfin reussi a nous convaincre d'user de nos
fourchettes.
Couché à un petit minuit, j'ai l'impression que je
n'aurai
même pas la
force de ronfler, cette nuit :°) !
...
Le soleil semble levé, doit etre dans les 8 heures, petit dej
accepté,
bien mieux que celui de la veille, la journée me donne faim
rien qu'à
l'imaginer !
...
Toi qui n'a pas participé à une balade, ou toi qui
étais
malheureusement
absent cette fois là, te rappelles tu, sauras tu imaginer le
plaisir que
de laisser chauffer tranquillement TA moto au milieu de toutes les
autres
? Tu enfiles tes gants, tu serres tes cuirs, tu ressens le plaisir
de la
préparation, le plaisir de ce joindre a un groupe, de voir TA
file de moto
s'étirer loin devant, de te balancer avec les autres au
gré
des courbes,
dans un rythme coulé ? Sais tu ce qui t'attend à chaque
virage, à chaque
pause ? D'autres motos, d'autres visages sous des casques, le plaisir
de
rouler ensemble, plaisir intense que de se payer une *superbe* tranche
de
vie ?
> Deuxième soir, donc deuxième apéro, et
c'est
avec le strenght cask que
> je paie mon coup dû à mon envolée matinale
(celui
là, quand on l'avale,
> on sent qu'il se mérite).
Gargl... je crois bien m'en rappeler, de celui là.
Déjà
j'avais pas
trop l'air fier lorsque j'ai tendu mon gobelet, mais après...
Snif snif snif... bon, ca sent pas trop fort, mais y'a quand
même
une
odeur alarmante. Hop, en bouche, c'est presque doux, mais quand ca
s'approche du fond du gosier, ca pique et pis ça brule ... (c)
Dupontel
Gloups ... gnniiiiiiiiiiii... je retiens une tite larme qui vient
perler, et j'essaye d'avaler un peu d'air sans tousser. Et merde, j'ai
changé de couleur, ca y est, tout le monde sait que je suis
une vieille
lopette. L'avantage de ces alcools (très) fort, c'est qu'on
découvre
son anatomie interne sans scalpel. Je vous garantie que chaque petite
courbe du trajet oeusophage, estomac, je l'ai senti... comme si j'avais
une gravure troidé du parcours dans la tete, maintenant :°)
Heureusement que l'autre brevage a la pomme, deux fois moins fort,
etait là pour me ramener à la vie. Pour la enieme fois,
qu'est ce que
c'est bon c'truc là !
... MOTO ...
Ahh Valon Pont d'Arc, siege de mes vacances de l'été
dernier,
je me
rappelle encore moi, tout petit moi, fondu dans l'énorme masse
de
canoe-kayak multicolor charié par l'ardeche... Ma douce à
l'avant, avec
ces adorables petites épaules musclées qui pagayent
presque
mieux que
moi... je ... heu bon... C'est là que myDreamy nous fait son
oeil noir:
"Z'auriez pu appeler QUAND MÊME !, on se serait tailler un bout
de
route". Bin oui, mais on était mélangé avec des
non-motard, journées
remplies, on n'a pas tellement pu, ni voulu profiter de journées
moto
complete, histoire de ne pas scinder notre p'tit groupe de vacances.
On
avait déjà pris quelques jours de descente (google-groups
est ton ami:
"[long] la bourlingue (4 jours à moto)"), justement pour ne
pas être
trop tenté de s'enfuir a dos de 4 pattes.
Quelques photos sont prises, le groupe fait déjà mine
de repartir (on a
pas entendu le célèbre "bon, on passe la deux ou bien
?")... dommage,
j'aurais bien révé encore un peu.
Les gorges de l'ardeche, version route, vide de monde, c'est assez
génial. Je ne sais plus vraiment qui j'etais en train de suivre,
mais
ca balance, c'est ennivrant. Plus d'apprehension, plus d'erreur de
trajo: pas de débordement non maitrisé sur l'autre
voie...
faut quand
même que je surveille mon regard: il a tendance a lecher le garde
boue
avant: faut dire que je traque le gravillon farceur. On
s'élève,
je me
force a regarder plus loin plus souvent, à rouler vraiment sur
le
couple, et magie, je constate que je reprend du terrain sur mon
predecesseur, donc le rythme cool a augmenté tout seul...
Hummm ca sent l'arsouille, cette route. Mais bon, tout le monde est
sage, (enfin je crois) mais ca m'etonne que Guislain n'ai pas ouvert
les hostilités.
Nouvel arret, déjà. on a fait quoi ? 10/20 km ? Ce
coup
là, on est très
au dessus des gorges, et depuis ce magnifique point de vue, on
distingue deux, trois enormes courbes de l'ardeche, exactement comme
sur les cartes postales:
http://www-sop.inria.fr/epidaure/personnel/Guillaume.Flandin/pictures/panorama/gorges_ardeche3.jpg
J'essaye de me rappeler les buches prises au passage des mini-rapides
tout minables de difficultés que j'apperçois là
bas...
Bon, je garde dans un coin de ma tete que ce coup là, faut
que
j'essaye
de repartir dans les premiers: moi j'vous l'dis: il se trame quelque
chose. Ayé, ils font mine de retourner sur leur breles, vite
vite,
bouchons, casques, jugulaire, gants, scritch scracth,
vivivivivivraaaOUM. Je crois que je laisse passer quelques uns, et
gaz.
But: enrouler et rattraper Guislain. Le régime moyen est
nettement
plus
haut, je rétrograde plus souvent pour passer chaque courbe sur
un
espece d'"équilibre moteur" tenu aux gazs, puis relance forte
à chaque
fois que la courbe se réouvre... pour l'instant, j'ai l'arriere
du
cbr1000 de Aroun devant moi. Rahhh, c'est le pied, quand je commence
a
sentir le très léger surplus de poids due à la
force centrifuge sur mes
très freles épaules ... c'est que je prends mon pied
dans les courbes.
le casque plus pret du bitume, cette fois là la pointe des
bottes
reculées à chaque changement d'angle, je ne froterai
ni du calepied, ni
des bottes... mais quel pied ! Le moteur du 1200 est vraiment fabuleux,
je me dis, et si je continue à sourire comme ça, mes
coins de levres
gauche et droite vont se rencontrer derriere ma tete. Je passe Aroun,
toujours personne devant lui... m'etonnerai que je remonte guislain,
mais bon, on va garder le rythme. Ouvrant la piste, je joue plus du
moteur et du frein avant et après chaque courbe: je ne peux
pas me
permettre de passer en enroulé maximum, faut quand même
pouvoir
s'arreter en cas de pépin, en pleine courbe. Rahhh la patate
du gros
bouzin, comment il me projette en avant après chaque courbe
ouverte sur
un bout de droit, alors que j'efleure a peine les 8000 rpm (bin oui,
on
y vas pas a fond quand même, on est sur route, et malgré
tout, on a
*RIEN* a prouver). J'aime quand même moins cette façon
de conduire
quand j'ouvre. J'assure ma sécurité, mais c'est moins
"beau".
On monte, Aroun toujours au même rythme, quelques dizaines de
metres
derriere... On va bientot redescendre de l'autre coté et ....
Maisp'tainc'estquoiçalàuneCHEVRE ???? Frein avant
arriere,
comme d'hab,
la brele semble aspirée par le bitume, freinée
très
vite, dans une
nouvelle démonstration de force tranquille. J'adore cette brele.
J'aurait été le héros cocasse d'une bande
déssinée
que le dessinateur
aurait mis un sourcil relevé et interrogateur a la chevre qui
nous
regarde, l'air presque goguenard, alors que je fais des battements
de
bras gauche démesurés pour qu'Aroun ralentisse tout a
fais également.
Une chèvre ? DES chevres. nombreuses a droite, grimpée
dans les petits
arbre, en train de bouffer leurs feuilles, sous le regard amusé
de
touristes arrétés là.
Je pense fugitivement aux cochons sauvages de Corses, qu'on m'a
beaucoup conté, mais que je n'ai jamais vu. C'est pitoresque,
quand
même.
On repart, j'ouvre toujours; personne, semble t'il, n'a
recollé
notre
binome, le temps de ce passage au ralenti. J'ai perdu espoir de
rattraper Guislain, j'y vais à peine moins fort, autres courbes,
relevées, pas relevées, montées descentes, muret
à droite, ciel bleu,
soleil, ah tient, une petite petite glisse de l'arriere... Plaisant.
J'arrive enfin à une intersection avec un rond point, et je
décide
de
stopper là, histoire d'attendre le reste du groupe. Qui sait,
on est
peut etre pommé... béquillé, courrir derriere
un buisson. j'entends des
bruits de moteurs et de pots homoloquoi qui se rapprochent: le reste
du
groupe arrive, Guislain etait derriere. J'etais parti avant lui.
Preuuuuuuuum's !!!
Surement amère de ma très grande victoire, le groupe
profite
de mon
absence pour repartir, et je cours rejoindre ma brele, et renquille
seul la petite route que j'avais abandonné le temps d'attendre
les
autres. J'en rattrape, j'en dépasse et fait merci du pied a
MyDreamy
toujours prompte a quasiment se jeter dans le fossé pour laisser
passer
les autres, clignotant allumé. Faut pas se déranger
autant,
hein,
là c'est moi qui en suis géné.
N'empeche, quelques kilometres encore pris à bon rythme,
j'arrive
et
certains du groupe de tete son déjà
décasqué,
le sourire étrange et
l'oeil brillant... Ca sent le chaud, hein ? J'adore cette odeur, et
l'aspect rapeux de mes flancs de pneux me félicitent. Je suis
content
de moi. Marge gardé, et bande de peur mangé: plaisir
assuré.
Stab nous quitte: elle dois visiter un vendeur de moto, dans le
coin.
Quoi ? et pourquoi on ne l'accompagnerai pas jusque chez ce monsieur
?
Non, vraiment pas.
Imaginez:
"-Bonjour, on vient pour l'essai"
"-CRRRRRRRRR" (c) JBT