Objet: [Tromph_partie] Ma TP03 ou brume dehors et brume dedant...
       Date: Mon, 03 Mar 2003 11:23:01 +0100
         De: Le Philo
 

La malédiction de la Tromph Partie allait-elle encore frapper ?

En partie, Dame Jo ayant déclaré forfait pour cause de miasmes
ravageurs. Le voyage à Gap de vendredi sous le soleil me réconfortait et
si les examens médicaux du Druidon ne prenaient pas trop de temps, je
pourrais faire le chemin en profitant des derniers rayons du soleil.

Ben non ! A pu soleil quand je me mets en route. Il me semble que j'ai
chaud sous le casque, mais le Paquebot fait sa trace allègrement. Marga
( Tigresse de Sibérie ) me fait de l'oeil juchée sur le réservoir, les
moustaches au vent. Il est pas trop de bonne heure, j'opte pour un iti
classique pour rallier le pensionnat. Apt , route des vins, Donzère, le
Pont du Robinet pour traverser le Rhone, Viviers, Aubenas, terminus.
La température est clémente, les poignée chauffantes sont sur Off.
C'est avec plaisir que le Paquebot jette l'ancre dans la cours du
pensionnat au milieu des embarcations des potes déjà arrivés.

Retrouvailles, tchache, et déjà une toux rebelle me secoue. Merdum
miasmes il y a encore ... Yannick me propose un remède Suisse à base de
plantes, un truc qu'il faut une fourchette et du sucre pour que la
préparation soit optimale. Effectivement la médication se laisse boire
... Pendant que les déjà présents s'occupent de l'apéro, des bruits de
pots se font entendre dans la cours. Tient, les Lyonnais arrivent, oui
c'est bien le casque de Mash, oui la bécane est rouge, mais y'a un truc
qui cloche ... La ST2 a une drôle de gueule, vu que c'est une 999...
Monsieur est chargé de roder la brêle, y'en a qui s'en font pas !
Pendant ce temps Frapi sort son sac d'écrous à la recherche de celui qui
va faire l'affaire pour remplacer celui qui s'est barré quelques temps
au paravent laissant la béquille centrale branlante. Voilà, l'heureux
élu est adopté et monté à la lueur d'une frontale, sous le préau.
J'en profite pour faire le tour du parc fermé. Tient, cette RSV elle me
dit quelque chose, oui c'est bien celle de Ronald. Mais alors ? Oui
Jésus à taxer la brèle de son patron ! C'est bien la peine dans avoir
trois dans son garage ! L'Antawn arrive sur ces entrefaits en provenance
des hauteurs du plateau . Il nous confirme que la neige y est bien
présente.

Autour du repas les discussions vont bon train. Elles ne seront en rien
freinée par l'apparition du bizarre.
Nuit courte, mais assez bonne, je n'ai pas trop emmerdé mes coturnes
avec mes toussailleries, et Elian a sonné le réveil à une heure
raisonnable.

Samedi. Le soleil n'est franchement pas au rendez-vous, mais il ne tombe
pas en morceaux, le plafond est bien bas ...

Après conciliabule avec Guislain et Frapi on propose une petite boucle
vers l'Ouest histoire de ne pas rencontrer la neige tout de suite.
Coment ça, lopettes ! Peut-être, mais pas que ... Parce que la montée
des Vans vers Villefort c'est quand même un beau morceau. Le temps de
chauffer les gommes jusqu'à Joyeuse, et c'est partit après la bifurque
pour les Vans. L'allure est bonne la route est sèche. A peine le temps
de se mettre dans le rythme et voilà que la géographie et la météo se
télescopent. La route s'élevant et le plafond étant plutôt bas, nous
percutons le nuage avec pour conséquence un refroidissement des ardeurs.
Route mouillée et visi pas terrible n'aidant pas à rouler libéré.
Pause au Col du Mas de l'Ayre pour regrouper la troupe.
My Dreamy se paye ma fiole quand je dis que dès qu'on sera sorti du
nuage cela ira mieux. Effectivement à Génolhac la visi est nettement
meilleure. On continue la descente vers la Grand Combe. Tête dans le
guidon Warning loupe la bifurque ou pourtant le gros de la troupe est
arrêté, c'est My Dreamy qui le prends en chasse. Les paris sont pris
pour savoir si elle va le rattraper avant Alès ... Les mauvaises langues
auront perdu ! Après St Ambroix retour par la D104 histoire d'être dans
le timing pour le casse croûte au pensionnat.

L'après-midi la même troupe prend l'option Gorges de l'Ardèche. Bonne
pioche puisque le bitume bien abrasif des gorges ne sera entaché
d'aucune humidité. Je tousse dans le casque c'est pas le panard. Mais
après la pause au belvédère, je décide de remuer un peu le Paquebot
histoire d'évacuer quelques toxines qui me pourrissent le week-end.
Etant parti avant dernier je me fait une petite remontée bien
sympathique. Et c'est en remorqueur de haute mer avec un Poussah au
basques que l'on croisera une camionnette de gendarmerie, qui si elle ne
nous fit pas d'appel de phares ses occupants nous regardèrent passer
d'un oeil soupçonneux ...

Regroupement des troupes à la sortie des gorges. Commentaires aussi
divers que variés, mais néanmoins habituel dans des situations
similaires ... Mission à moitié réussi j'ai bien exudé quelques toxines
mais la suite prouvera qu'il en restait.
Nadège et Marc nous quittent pour aller négocier l'achat d'une @T pas
très loin de là. Nous mettons le cap sur St Montant magnifique vieux
village, non moins doté d'une étroite et sympathique montée vers Larnas.
Nous passons devant Imbours lieu de la NC99 et rejoignons un troquet à
Vallon pont d'Arc via St Remèze. Après les ablutions et vidanges nous
rejoignons Aubenas par la jolie vallée de l'Ibie qui ne se laissera pas
déguster comme elle aurait du puisque un envahissant et persistant
crachin nous cueillera à peine rentrer dans la vallée. La descente de la
Villedieu vers Aubenas sur le mouillée est toujours aussi piégeuse...
Heureusement personne n'en fera les frais. Rentrage au pensionnat pour
s'enquérir des circuits des autres groupes et tailler une bonne bavette
à l'apéro.

C'est là qu'entre deux quintes de toux et devant ma casquette trempée de
sueur je devais bien me rendre à l'évidence, je n'étais pas au mieux de
ma forme. Peu à peu la brume du dehors s'insinuait dans le bonhomme et
le brouhaha des conversation me parvenait plus feutré. Je touchais à
peine à mon repas du soir, ce qui n'est vraiment pas dans le style de la
maison. Je montais me pieuter en espérant une nuit réparatrice. Hélas
elle ne répara rien du tout. C'est pourquoi je pris la décision de
rentrer Dimanche matin, pendant que je tenais encore sur mes pattes.

Pas D'ollières le Cheylard, pas de resto, pas de caillettes, mais
toujours autant de plaisir à vous retrouver tous.

Vé ! Je tacherai de faire fois la prochaine mieux ...