Le CR de Tromph

Non, décidément, je n'avais pas la tête à ça...

Cette année, l'Evènement familial, ça n'était donc pas la TP qui
arrivait ; toutes les pensées chez Gilbert, toutes les capacités
d'organisation de la Patronne, les rêves des jeunes, les inquiétudes du
père étaient centrés sur le voyage au Japon. Le club de karaté d'Aubenas
emmenait, pour les 15 jours des vacances de Février, 20 personnes au
Japon ; dont Catherine, Marc, Maryse et Franck.

Alors oui, j'ai posté à l'heure l'invitation pour la TP ; oui, le site
était réservé ; oui, j'ai fini par me décider pour un restau, et le
tableau des inscrits a été mis à jour quotidiennement.

Mais décidément, non, ma tête n'était pas à la moto : elle était au Japon.

Si bien que pour la 1ère fois, le vendredi soir, je n'étais pas excité
comme une puce en fermant le cabinet. Serein.
Arrivé à Pourcheyrolles, je me dis que l'accès sera plus simple à
trouver si je laisse ma moto au bord de la départementale ; (bien m'en a
pris, plusieurs ont été aidés par cette astuce !) donc je fais les 200
derniers mètres comme passager de Maryse, sur le XP6. Sympa, comme arrivée !

Et là, PAF !

Je prends la TP en pleine tronche ! Ils sont déjà une douzaine qui
discutent dans la cour, je salue, je bise, je tape sur les épaules, je
cours dans tous les sens, Tromphette essaie vainement de me cadrer, elle
m'envoie chercher l'hébergeur, rentrer les bouteilles, trouver les
draps... Comme elle a tout demandé à la fois, je ne sais pas par quoi
commencer, donc elle fait tout... Enfin le Tromph normal, quoi. Heureux
d'être avec vous.

Apéro, repas, toujours cette ambiance détendue de vacances en bonne
compagnie...

Je mange avec deux Suisses, un Belge, une bouteille d'assemblage de mes
deux, Corinne, et Djeel qui compte les points. Ça rit fort ! Je me régale !

Bizarrium fort fourni, pas question de goûter à tout ! Vers 1 ou 2 h du
matin, je commence à m'endormir ; je me lève en demandant à ceux qui
partiront les derniers de penser à faire un peu d'ordre (sinon,
Tromphette, elle va gueuler) ; mais ça entraîne le mouvement de départ.
Dehors, dernières parlottes, je commence un brin de discussion avec
Pierre. Qui a dit qu'il est bavard ? Tout le monde ronfle depuis 20
minutes quand je me glisse au lit. C'est bon d'être là !

Samedi matin, au petit-déjeuner, Marc (SilverTriple) se permet de se
plaindre, comme quoi, normalement, les stages chez Tromph sont de niveau
2, mais que là, franchement, pas de neige, pas de pluie... Attends,
petit, attends...

Allez, on roule. Je dois partir par Chirols pour Vals, pour croiser
Tromphette partie plus tôt mener Emmanuel à son cours de trombone. Du
coup, je mène un groupe sur les routes de mon boulot, de mes tournées.
Antraigues, et ses coulées basaltiques, Genestelle, et le château de
Crau, Saint Andéol de Vals, retour à Vals, troquet pour ceux qui
veulent. Anne, dame de Logan, et Adrien, fils de l'hébergeur, ont un
sourire qui fait plaisir à voir : ils font chacun leur 1ère balade en
groupe, et je peux le voir : ça leur a plu !

Repas à midi en attendant Nathalie et Guillaume, qui ont la bonne idée
d'arriver pour goûter les lasagnes au saumon... L'hébergeur nous gâte !

Après-midi, forte demande des participants pour les gorges de l'Ardèche.
Ma foi, y'a pire.
On part par Pont de Labeaume, Jaujac, et le col de la croix de Millet ;
une montée à virages serrés, dans une forêt à petits arbres, genre un
coin à Elfes. J'adore ! Gaz, je lâche un peu le groupe, c'est trop bon.
En plus on double plein de monde, c'est très valorisant. Des cyclistes,
certes, mais bon.

Arrivé au col, non !?! Flyben est là, toujours prêt à se moquer ; donc
juste pour lui faire plaisir, je demande des outils pour resserrer mon
pose pied gauche qui commence à se carapater. Il faut savoir amuser ses
invités. Et puis, drôle, le Pierre, qui est du groupe, voit arriver...
son père ! qui habite à quelques dizaines de bornes, et qui finira
sympathiquement la journée avec nous, sur un DR rouge.

Prunet, Largentière, les défilés de Ruoms avec Flyben derrière, loin...
heureusement qu'il y a un feu là-dedans, pour reconstituer le groupe !
Et Maryse, tranquille, qui arrive sans souci, jamais dernière sur sa
tasse...

Juste avant les gorges, j'ai une idée lumineuse : Grimpons donc sur le
rocher de Sampzon, la vue y est fabuleuse ! Je me dis que Tromphette,
avec son troupeau de chevaux mal dressés m'en voudra, mais baste !
L'ascension s'en fait par une route TRES étroite et TRES sinueuse ; des
épingles serrées de partout, que du bonheur ! Mais mon pronostic est
faux : ça n'est pas Tromphette qui coince, mais Kriss... Alors, quel
niveau, un stage chez Tromph ?

Et surtout, quand il arrive en haut, je vois Logan... Oups ! Un seul
bras pour ces routes-là, c'est chaud ! Eh bien il a tenu le FJR de main
de maître, félicitations ! N'empêche, si j'avais réalisé avant qu'il
était dans ce groupe, on ne serait pas monté !!!

Ensuite les Gorges, que du bonheur évidemment ! D'autant que la chasse
au Romain est ouverte, un local en GSXR Full kéké prépare sa saison. Il
passe Maryse dans un virage sans visibilité, le genou par terre... et
une voiture arrive en face ; il l'évite, mais perd le contrôle... donc
le reste va rejoindre le genou, par terre... Comme j'étais devant, au
carrefour suivant on finit par se décider à venir voir ce qui se passe ;
on croise les nôtres, donc dès que je peux je fais demi-tour : un
dégagement empierré, sur la droite, fait l'affaire. Logan tente le 1/2
tour ici aussi ; je le vois en délicatesse, je béquille, je
m'approche... mais paf, le FJR est posé sur sa droite. C'est con, avec
le rocher de Sampzon, j'ai bien failli lui valider son 2ème niveau, mais
il échoue sur le 1/2 tour sur tas de pierres. Faudra revenir !

En redescendant sur Vallon, de Saint Remèze, je mène le groupe
tranquille. Le bitume devient nickel, c'est un billard, une visibilité
parfaite... Vroum ! Logan me passe, c'est vrai ça, c'est pas l'heure de
la sieste ! Klonk, klonk, j'en tombe deux et j'en rattrape un, bonne
petite bourre bien sympa. Merci de m'avoir réveillé ! Retour par
Lagorce, avec encore de bons petits morceaux...

Bon, retour à la case apéro avec un sourire jusqu'aux oreilles.

Chevreuil et double crème de la Gruyère... On n'a pas une vie facile,
facile...

Dimanche matin, départ groupé de 34 motos pour un roadbook de rêve...
Mon Biquet mène le groupe, je joue au serre-file. Bizarrement, rouler
derrière Pôpa n'est plus ce que c'était : depuis sa fracture de
cheville, il n'a pas tout récupéré. Mais ça va revenir, hein ?

Après la délicieuse montée du Pal, j'ai du mal à comprendre pourquoi le
groupe tourne à gauche, vers Saint Cirgues... Quel est le boulet qui a
décidé de passer là ??? Franck avait pourtant normalement pris vers
Sainte Eulalie...

Mais l'erreur de route n'est pas le plus grave : Benoit s'est fichu par
terre : bête histoire de duvet qui se carapate de la selle pour voir si
c'est mieux dessous. La roue n'est pas d'accord, se bloque... La trace
de pneu sur la route fait bien ses 50 mètres, mais ça finit par une
chute, et une fracture de clavicule. Donc pompiers, gendarmes,
assistance, dépanneur... et hôpital. On prend donc, avec Flyben et Pôpa,
les routes les plus directes (non, l'adjectif ne convient pas !) pour
rejoindre le restau. Bon, je reste derrière Pôpa jusqu'à la Fayolle,
mais aprés, ce bitume tout neuf, non, c'est trop tentant... Gaaazzzzz
!!! Flyben est cabrolisé sans coup férir, et, encore, je me régale !!!
Il essaiera bien, le coquin, de m'expliquer qu'il est resté derrière
pour n'occuper que la voie de droite, mais ça ne prend pas. Non non, moi
je dis que le GPZ, c'était mieux avant. ;-)

Ensuite c'est un repas détendu, content que quelques uns aient été assez
gourmands pour passer par le Cheylard et les Ollières, et des
séparations rapides... pour aller voir Benoit à l'hôpital, où ils ont
décidé de ne rien faire, donc de le renvoyer chez lui.

Au final, les satisfactions de l'organisateur :

- le retour de têtes inconnues : l'an dernier, pas un nouveau, ça me
manquait !
- le retour des motos...  ;-)
- la gentillesse de Philippe, et sa cuisine !
- les débuts de roulage en groupe pour Anne et Adrien
- l'efficacité bluffante de Logan
- le plaisir toujours croissant de vous retrouver... Jusqu'où
s'arrêtera-t-on ???

Merci à tous, et bonnes routes !

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Matthieu, CarterKiller.