CarterKiller : La conjuration

Chronique d'une intervention mineure, mais réussie.



3 Mars 2003.

La Tromph'Partie est terminée, tout s'est très bien passé. On a roulé sur des routes dans tous les états, les motos sont gravement sales. Ce qui n'empêche pas l'oeil de Lynx de Pascal de trouver ma béquille bien brillante, et de diagnostiquer...

Une fuite d'huile ! On n'est pas chez Triumph pour rien. Fuite qui perle sous le carter de commande d'embrayage (embrayage hydraulique sur ce modèle). "Pas dur, qu'il me dit, tu démontes, tu changes le joint, tu remontes".

Ouaiche.



5 Mars.

Je téléphone au concessionnaire pour commander le joint ; le type me pose plein de questions indiscrètes, pour finir par me dire : "Tu démontes, tu regardes et tu rappelles". Certes. Pas le choix, j'attaque. Le bidule se démonte sans trop de difficulté, et donne sur le logement de la tige d'embrayage (déjà retirée sur la photo) ; pas de joint, et on a même une gorge pratiquée dans le carter qui protège le pignon de sortie de boîte. Donc c'est prévu que du liquide puisse s'écouler; ça ne vient pas de là, il faut aller chercher plus loin.

Je tombe ce carter de pignon de sortie de boîte, et là, merveille : en haut, normal, accumulation de sables et de graisse, pas bien beau, et en dessous, autour de la tige du sélecteur, un puits qui doit rester tout propre parce qu'il communique avec le carter d'huile (tu mets ton doigt, tu touche l'huile).

Ça doit être pour ça qu'on m'avait dit d'incliner un peu la bécane à droite.

Le joint spi ne paraît pas abîmé, mais ça ne peut être que ça !

Donc j'appelle à nouveau, et je commande 2 joints : ce spi, et celui du carter du pignon.

Tu les as en magasin ? J'arrive ! Tromphette ! Ça te dit, un aller-retour à Valence ? Si je conduis, oui.

Suivent 140 km en passager derrière ma femme, sur son Zéphyr, qui commence à prendre des angles impressionnants...

Bon, on rentre à la nuit, dommage, il va pleuvoir ! Alors on bâche...

6 Mars.

La bâche a tenu, pas de complication (ouf !)

Remontage : achat de pâte à joint bleue, nettoyage comme on peut des surfaces à jointoyer, en faisant gaffe au carter d'huile ; je place le joint spi dans son logement : pas facile ! Ne pas forcer... Je ne le rentre pas jusqu'au bout, il paraît que c'est le carter qui doit finir le boulot... Il faut tout de même le manche du tournevis et la massette, mais toouuut doouuux...

Reste à préparer le carter de pignon : nettoyage au pétrole, arrachage comme on peut de ce qui reste de joint dessus (vache !), et application de pâte à joint avant de poser le joint qui va bien. Tiens, encore un peu de pâte à joint, ça en fera des deux côtés. Y'a pas de raison.

Celui qui démontera plus tard risque peut-être de ne pas aimer...

Et voilà, pas trop de problèmes pour reposer la pièce, tout semble bien en ordre (non non, je n'ai pas oublié de replacer la tige d'embrayage !). Je serre... modérément... des fois que... et j'attends.

7 Mars.

Vérification du niveau d'huile, de la propreté extérieure : RAS. Mise en marche, le nez dessous : Pas de problème ! Je fais quelques km, Tromphette suit en voiture (un hasard du calendrier, mais sait-on jamais...), et je regarde dessous, moteur chaud : aucun suintement, nickel !

Et depuis, pas de souci...

Mais alors, mais alors... Je serais capable de démonter/remplacer/remonter sans exploser ?!?

Tromph, ex-CarterKiller.